LOUHAN - Chapitres 1 : Jeune travailleur / 2 : Messages
1 / Jeune travailleur
Je me suis fait soulever par un déménageur ! et, crois-moi, ça déménage... J'avais rien contre ! étant même assez demandeur. Presque 4 ans de disette de ce côté-là ! Depuis Abdou, le beau Black dont je parle dans le récit (très inachevé) : « le Roux et le Noir. » J'avais alors 16 ans et en aurai prochainement 20. Après, j'ai eu deux amants, mais totalement bottoms – adorables aussi ! – sauf qu'étant versa, cet autre versant du plaisir m'a vraiment manqué. Or il a fallu la rupture avec le dernier, Lucas – d'un commun accord, pour cause de distance géographique – pour que je me sente disponible à de nouvelles opportunités. C'est imprévisible, et, quand ça te tombe dessus, tu es forcément en mode panique : « Alerte à toutes les unités ! Cible sexuelle détectée. Ceci n'est pas un exercice ! Je répète : ceci n'est pas un exercice. »
Lui l'était, dans l'exercice, de son métier. Et c'est chez moi qu'il a débarqué, en personne, souriant, naturel, magnifique. Je n'ai pas fait tout de suite attention à lui, lorsque son camion est arrivé, étant occupé à accueillir ce couple d'amis (hétéros) l'ayant précédé en voiture. Ils sont en partance pour un pays lointain, pour trois ans minimum, et n'allaient pas emmener leurs meubles, ayant loué une maison déjà meublée et équipée – plus simple et rapide qu'un conteneur par bateau. Je leur ai donc proposé de les déposer chez moi, ayant pas mal de place libre.
Ils ont fait appel à des pros, et ce furent deux jeunes hommes qui s'en sont chargé. L'un de taille moyenne, un peu enveloppé et les cheveux noirs ; l'autre, grand blond, portant un marcel blanc d'où émergeaient de solides épaules et des bras non moins robustes, mais sans cet excès de la « grosse viande » des corps gonflés en salle – que je n'aime pas du tout, préférant toujours le naturel, même (surtout !) s'il est imparfait. Les critères de beauté sont comme la morale : évolutifs, selon l'air changeant du temps. Par exemple, je n'aurai probablement pas dit non au grassouillet, dont le visage était également assez quelconque. Même si mes 3 derniers amants étaient vraiment des BG, je crush plus sur les mecs random – ordinaires, de préférence.
Et ben là, c'est encore raté... parce que le boug en question est une splendeur sur pattes ! avec quelque chose d'intéressant entre, j'imagine, même si j'étais trop subjugué par son visage de charmeur, teint bronzé, très souriant, pour avoir assez de co mentale pour penser à sa teube... Comme beaucoup d'entre nous, en voyant un inconnu (en correspondance de goûts et d'âge), je me pose souvent la question : yes ou niet ? J'irai ou j'irai pas ? Plus jeune, j'aimais bien prendre le bus pour ça, parce qu'il y avait plein de BG de mon âge. Je classais toujours un podium des trois premiers – n'empêchant pas des ex-æquo. Ces appréciations sont instinctives, mais, s'il n'y avait pas d'inhibition, il y aurait des propositions... En revanche, c'est plus rare que je me demande comment est ce qu'il a – même s'il m'arrive de lorgner du côté des braguettes... Ça vient après, si je suis assez intéressé. Et puis, c'est mieux d'avoir la surprise ! Et puis, ça n'a pas une importance énorme pour moi. Juste sur le fantasme : j'aime bien les tops bien montés (mais pas trop) et les bottoms à plus petit zizi. Un bottom à grosse queue, c'est déstabilisant et ça me dérange plus. Par contre, un top modestement pourvu, ça passe crème – en espérant qu'il soit un minimum dégourdi.
Mon loustic s'appelle Louhan. C'est un prénom d'origine celtique qui veut dire : « lumière ». Et il le porte bien ! car une aura de sympathie se dégage de lui. C'est un ange, véritablement, mais pas du tout comme un éphèbe gracile – lequel a son charme –, mais plus comme un homme, dans la plénitude de sa jeunesse, bien fait de sa personne, au caractère avenant. On a envie d'être son ami dès qu'on le voit, parce que la beauté attire instinctivement, quel que soit le sexe. C'est sans doute la première des injustices ! laquelle favorisera l'un et handicapera l'autre, tout au long de la vie... mais c'est ainsi. Comme la Liberté, l'Égalité n'existe pas. Seule la Fraternité est possible, en théorie. La pratique restant une épreuve compliquée.
Nous avons pourtant tout de suite fraternisé, lui et moi, même si simplement pouvoir nous parler ne fut pas facile. Mes amis – que j'adore – m'accaparaient par un verbiage ronronnant. En temps ordinaire, j'eus probablement été intéressé, sauf que l'on était pas du tout dans un temps ordinaire... mais totalement extraordinaire ! comme un alignement des astres, lui étant un Soleil ! et moi une simple Lune... Tu me diras que deux corps célestes sont forcément alignés, même en mouvement. Je te répondrais que tu t'y connais peut-être en astronomie, mais qu'en amour c'est carrément plus complexe, parce qu'il ne suffit pas qu'un corps exerce une attraction sur un autre pour que la réciproque soit vraie ! C'est même franchement rare, surtout pour des comètes à roulettes dans notre genre...
Tout ça pour te dire que mon attention était entièrement tournée vers les allées et venues des robustes travailleurs, suant sous l'effort et la chaleur. Ça aussi, c'est un plus érotique : la différence de classe sociale. Il y a une attirance spontanée, instinctive, qui remonte aux temps mythiques où des Princes épousaient des bergères... et où telle fille de roi s'entichait d'un jeune tambour. J'ai connu ça avec Abdou, BG de la street issu des cités, d'origine sénégalaise et au bagage culturel sommaire – en dehors des trafics, du rap, du basket et du foot, domaines dans lesquels je suis pour ma part assez béotien. Pour lui comme pour moi, cela nous faisait de l'effet d'être en intimité avec cet autre monde dont l'autre est un représentant, chargés mutuellement de clichés, d'a priori, et de fantasmes aussi. Mon côté : jeune homme de « bonne famille » bien propret lui donnait envie de bousculer mon petit confort. Tout en ayant une curiosité – cachant une certaine fascination – pour les mœurs et l’environnement de privilégiés (matériellement). De même ; le bad boy excite beaucoup ! tant les meufs que les minets. En l’occurrence, mon Abdoulaye ne l'était pas du tout, prenant juste parfois des postures, devant ses potes, pour donner le change, alors qu'il était adorable (et très amusant) en privé – avec une dose (modérée) de macho, il faut bien le dire... tandis qu'il faut reconnaître que ça ne me déplaisait pas plus que cela.
Heureusement, Cupidon veillait... Mes amis me laissèrent un moment, que je mis à profit pour aller dans le local prévu pour le stockage, où se trouvaient les deux déménageurs. Le brun sortit juste avant que j'entre et je faillis me tamponner avec le demi-dieu – Dieu merci ô combien terrestre ! Chacun a stoppé net à temps. Dommage... mais, à 30 cm, j'ai eu le temps de capter son odeur mâle dans l'effort. À cet instant, je me serais volontiers jeté dans ses bras ! ou tombé à genoux... selon que l'on soit romantique ou charo. La surprise passée, il éclaira son visage d'un éclatant sourire. Ébloui par cette transfiguration, je restai pétrifié, bouche bée – offerte à son baiser... qui ne vint pas. « C'est vous qui faîtes ça ? » dit-il en désignant l'intérieur de son pouce. Il faut te dire qu'il y a de mes œuvres d'art plastique dans ce local. J’acquiesçai timidement. « Ah, c'est vachement bien ! J'adore... » Et il fit volte-face pour retourner à l'intérieur. « Surtout cette série, là. C'est vraiment... » Il aurait bien aimé avoir les mots pour parler de son ressenti, son émotion artistique... mais il ne les avait pas. Cela m'a attendri et redonné de l'énergie : « Viens voir, il y en a d'autres dans la pièce à côté. » Oui, moi je l'ai tutoyé. Je ne voulais pas laisser s'installer une distance, car c'est un obstacle (de plus) à l'intimité désirée. Ceci dit, j'ai apprécié malgré tout son vouvoiement. Il y avait dedans une certaine déférence que j'ai mise sur le compte du respect de l'artiste. Ça aurait pu être encore le début d'une vidéo porno (de l'Est), avec le seigneur et le serviteur, lesquels ne tarderaient pas à inverser les rôles... dans la paille de l'écurie.
Il ouvrait de grands yeux brillants, réellement admiratif et conquis. J'étais fier, doublement. D'abord que mon travail plaise à quelqu'un, et que ce quelqu'un ce soit Lui ! Et c'est là que j'ai eu l'idée qu'il fallait dans cette situation, en prenant une carte de visite parmi celles qui étaient là et la lui tendais : « Il y a l'adresse de mon site là-dessus. Tu verras qu'il y a plein d'autres choses, et aussi de la musique ou des vidéos... » Il prit la carte religieusement et moi mon courage à deux mains : « Il y a aussi mon tél... Si tu voulais repasser voir tout ça plus au calme, il n'y a pas de problème. » Il planta ses yeux dans les miens, radieux : « Ah mais carrément. »
À ces mots, ses mots à lui, tout ce qui nous entourait disparut, noyé dans un flou nuageux pour ne conserver de visible, de tangible, que ce qui avait de l'importance à nos yeux : deux êtres en face du possible le plus ahurissant et merveilleux sur Terre... Et c'est là que l'on entendit la voix de son collègue : « Louhan, t'es là ? » Il partit le rejoindre, mais, avant de disparaître, il se retourna et me lâcha un : « Promis ! »
2 / Messages
Je suis resté cotonneux, assez longtemps, après leur départ à tous. Comme si j'avais été drogué. T'as des fourmis dans le corps, mais tu sais pas où. Tu salives, mais tu sais pas pourquoi. Tu regardes alentours, mais tu ne vois rien... Tu connais : ça s'appelle être amoureux. Et en plus, après un coup de foudre ! Remarque, ça a été comme ça avec mes 3 précédents galants... C'est pour ça que j'ai aucune appli de rencontre. Je suis pas contre ! ça doit être utile pour plein de gens, mais c'est pas mon style. Bien sûr, si je me retrouvais longtemps dans la galère du célibat, j'y viendrais sans doute. Mais bon, j'en entends pas beaucoup de bien non plus.
J'ai surtout repensé en boucle à sa réponse... Il m'a fait une promesse ! alors qu'on ne se connaissait pas du tout. Juste de vue, à peine. De vue, cela avait suffit. Pour moi en tout cas. Je l'imaginais déjà prendre possession de ce que j'avais à lui offrir. Il m'aurait déshabillé, avec autorité et une certaine fébrilité difficile à contenir. Je n'y aurais pas opposé la moindre résistance... Et comme un fauve dévore sa proie, il se serait jeté sur ma tendre chair sans défense, pour s'en repaître insatiablement, à sa manière et à son goût.
On fantasme des situations souvent assez alambiquées, alors que le réel est toujours plus simple... et toujours plus fort ! Car on a la surprise de voir et sentir comment ce maestro va diriger cette symphonie amoureuse. Ça n'empêche qu'il puisse être malhabile, mais même les maladresses ont leur charme, lorsque l'on aime celui qui les commet. Je ne suis pas là pour le juger, ni jauger ses capacités et compétences ! Je suis là pour répondre à son désir, et ses désirs ne peuvent que me ravir. Sinon, à quoi bon ?
Le soir même, il m'envoyait un SMS : « T la 2m1? » Ça commençait bien. Je parle du message qui commençait par le tutoiement. On était donc mutuellement installés dans la familiarité. J'avais l’impression de le connaître depuis longtemps. Mais ce qu'il y avait de bien, c'était qu'il était encore un inconnu... Un inconnu familier. C'est très excitant ! Je ne connais de lui que sa beauté et son caractère avenant. Je connais aussi son attirance pour moi... C'est pas possible autrement. Bien sûr, en le voyant, comme ça, de loin, j'aurai plutôt dit : « Ben quoi, c'est juste un hétéro de base. Pas de quoi se retourner... » Bon, ça, c'est exagéré, parce qu'on se retourne forcément sur des mecs qui nous plaisent, sans savoir leur orientation. Il s'agit pas non plus de coucher avec tous les gars qui ont une bonne mine ! Si on pouvait, on n'en pourrait plus.
J'ai répondu : « Oe » J'ai pas mis un point d'exclamation à la fin parce que je voulais pas qu'il pense que j'étais déjà à l'attendre à oilpé, les jambes en l'air, cuisses écartées ! – ce qui était pourtant exactement mon état d'esprit. J'avais un peu peur de lui faire beaucoup peur. Imagine si j'avais mis : « Mais bien sûr mon amour... Je suis à ton entière disposition ! » Sait-on jamais ? si ça se trouve, il voulait venir que pour voir mes œuvres... et pas me voir dans mes œuvres. Double mauvaise affaire, car je leur en aurais voulu, à mes œuvres, d'accaparer l'attention d'un tel BG – même si ce sont elles qui semblent avoir capté la sienne en premier. Je crois qu'elles lui ont plu quand même, et que je lui ai plu aussi, en prime. À moins que ce ne soit l'inverse : que son attention pour mon travail artistique puisse être une manière de cacher son intérêt pour ma personne ? Bah, je prends dans tous les cas ! du moment que je me retrouve avec lui à oilpé, les jambes en l'air et les cuisses écartées... Mais bon, sérieusement, vu que je l'aime, l'important, c'est son intérêt. Même si, en y réfléchissant, ça reste difficile à comprendre. Je réalise pas : un mec parfait qui aurait envie d'un garçon comme moi ? Il doit certainement pouvoir trouver mieux...
Il répond : « OK je vais voir si je peut. » J'ai aimé. J'ai aimé lire des mots de lui – des mots tout neufs. J'ai aimé la faute d'orthographe. J'ai aimé le ton. J'ai aimé ne pas avoir d'heure de passage probable, voire même un créneau possible. Cela va m'obliger à me tenir à sa disposition... (éventuelle) toute la journée ! guettant le moindre bruit de moteur, le nez au carreau. « Octave de mon kalon (cœur, en breton), ne vois-tu rien venir ? » « Je ne vois que le vide, et le rien, le néant... » Je me serais apprêté soigneusement pour la circonstance, en tâchant que tout ait l'air le plus naturel possible. Lui n'aura fait aucun effort, et déboulé tel que. Ce qui aurait sans doute été le mieux.
En attendant, j'ai commencé à rêver à son corps, comment il était. Bien bâti, avec pas un pet' de graisse ; il doit être habitué à l'effort. Et sa ... ? Un peu plus grande que le standard, et plutôt épaisse. De belles couilles aussi, qui pendent un peu. J'aime moins quand elles pendent, assez détachées. Enfin, quand j'en vois des comme ça, en photos ou vidéos. J'imagine que si c'est en réel, portées par le gars que tu kiffes, ça doit être très différent ! J'espère aussi qu'il s'est pas rasé le pubis. Je sais pas pourquoi cette mode affreuse... Ça rend la bite moche, juste comme un bout de triperie qui pendouille, alors que c'est joli comme tout cette petite toison drue – en particulier avec un léger filet de poils jusqu'au nombril. En plus, le poil, c'est l'homme ! et rasé, ça l'infantilise. J'aime mieux les grands garçons. C'est aussi important pour les phéromones, et mettre le nez dedans est un vrai délice... Ceci dit, s'il est rasé, je vais pas lui dire : « Reviens que quand ça aura repoussé. » Et même, s'il veut que je me rase aussi, et bien je le ferai immédiatement. Qu'est-ce que tu veux... chui une tapette ! et j'aime les garçons, tels qu'ils sont.
Après, j'ai tout à apprendre sur lui, et c'est une immense émotion de découvrir peu à peu ce qui fait qu'il est Lui. Son passé, son présent, ses envies d'avenir. Qu'est-ce qu'il écoute comme musique, qu'est-ce qu'il regarde comme séries, qu'est-ce qu'il mange, comment il s'habille quand il sort – voire quelles genres de personnes l'intéressent... même si j'ai moins envie de savoir ça. Et même si ce sont que des choses contraires à mes goûts, je vais trouver ça passionnant ! comme un crétin d'amoureux (qui se respecte plus). Parce que l'amour rend con, et même très con. Mais dès que c'est fini, le réel revient d'un coup ! et tu as honte d'avoir adoré ceci ou cela chez l'autre, alors que ça n'a objectivement rien d'intéressant. Mais tant que tu es sous le charme – au sens magique et non naturel du terme – la moindre des choses se rapportant à ton pélo devient admirable ! et même sacrée. Par exemple, moi, j'ai été en scred ramasser des poils après la douche de tous mes mecs... Oui, je suis fétichiste, et alors, qu'est-ce tu vas faire !? Y en a bien qui font des herbiers... Sinon, on parle du sperme séché ou pas ? T'as compris : je suis une tapette ! et j'aime les garçons, tels qu'ils sont.
Ceci dit, est-ce que j'aurai envie de tout savoir de lui... Sa vie privée, son enfance, ses goûts, tout ça. L'envie, oui, car on est accro à tout ce qui se rapporte à l'être aimé, mais est-ce ce n'est pas à double tranchant ? Ça pourrait lui enlever le prestige du mystère... Ça le rendrait plus quelconque. Alors que l'amant inconnu, qui vient de manière aléatoire, pour 20 minutes ou toute une nuit, sans s'embarrasser de paroles inutiles, de propos de circonstances, trop polis, devenant ennuyeux, lui il gardera toute son aura qu'aucune réalité ordinaire et vulgaire ne pourra ternir. Que du sexe ! Et après, je lui prépare un petit truc à manger, avec une bière. Il aime bien. Et après, on recommence. On aime bien. Et après, il s'en va... (là j'aime moins) et je ne sais pas où, ni quand il reviendra. Tu vois, y a rien de superflu, que de l'essentiel. Ok, c'est un charo, mais je te le répète : moi je suis une tapette... et j'aime les garçons, tels qu'ils sont.
Autrement, ça peut aussi être un bail plus romantique. Il me fait de petits cadeaux, genre des chocolats noirs parce qu'il sait que j'adore ça. Ou des fleurs, comme à une meuf. Ça me dérange pas, et même ça me fait plaisir, car son envie de me faire plaisir me fait plaisir... Il peut m'inviter au restaurant, une simple pizzeria, et tout payer, parce que c'est lui l'homme. Ce serait plus délicieux que si moi je l'invitais dans un gastro (où il serait mal à l'aise). Je pourrai regarder un match de foot, lové contre lui dans son canapé, avec une grosse envie de le sucer ! mais faudrait attendre la fin, parce qu'il est trop excité... par la partie. Le sucer également, s'il était gamer, pendant qu'il joue – fantasme très répandu, à juste titre ! et que je partage. Ou aller à la plage ; il y en a une, naturiste, avec une partie où il n'y a que des gays. Je serais fier du corps nu de mon mec dont la simple vision redonnera plein de vigueur aux sugar daddies mateurs. Il m’emmènera faire un tour dans sa voiture. On pourra ken aussi, dans sa voiture ! et tout ce qu'il voudra... parce que je suis une tapette, et que j'aime les garçons, tels qu'ils sont.
Je ne vais pas te dire combien de fois (ni comment) je me suis masturbé après, en pensant à lui, mais c'était nécessaire pour calmer mon énorme stress. Tu réalises ? On s'est à peine vu, à peine parlé, et on sait pertinemment qu'on va baiser comme des malades dès qu'on va se revoir. On va se voir et se montrer nus. On va se toucher partout, avec les mains, le corps entier, la bouche et la langue. On va tout désirer de l'autre, et tout en accepter. On va être heureux, ensemble, d'une manière qui efface tous les autres sentiments. On va se donner du plaisir, à nous faire tourner la tête, et on va se faire jouir, à nous faire tourner de l’œil...
Mais peut-être que je délire... et qu'il ne va plus me donner de nouvelles. Ça, ce serait le pire. Quand tu sais pas. Que tu check ton tél toutes les 5 minutes. Et rien ! Toujours rien... On a tous connu ça. Et on a vu un « Vu », tout sec, tout dur, tout froid. Puis l'impénétrable silence qui asphyxie tout. Et tu es en rage ! et totalement impuissant. Tandis que personne n'est à condamner ou à plaindre : l'autre n'a pas tes priorités, et toi tu te fais une montagne de rien.
Enfin, moi, ici et maintenant, ce n'est pas rien la montagne que je me fais. Parce que c'est Lui, ma montagne ! Et je compte bien la grimper, par toutes les faces, en estivale comme en hivernale, et en solo. Et je peux raconter tout ce que je veux, et tu peux en penser tout ce que tu veux : demain, je serai dans ses bras ! Et rien, mais vraiment rien n'aura plus d'importance.
À suivre...
Je trouve que tes idées sont bonnes. Tes conceptions et ta façon de les dire. Ton narrateur est vraiment cool, tes personnages sont bien travaillés. En revanche, je trouve le récit, son déroulé trop bateau. Quant au genre de ton texte, c'est du déjà vu mais revisité, bravo ! Sauf, c'est mon avis personnel mais briser le quatrième mur c'est vraiment nul... Ton vocabulaire est génial (on voit tes influences, que tu as renseignées dans ton profil). Ta ponctuation par contre... je reste perplexe. Par exemple, quand tu dis "Tu connais : ça s'appelle être amoureux." pourquoi ne pas mettre les deux points juste avant le verbe "être" ? Je pense que ça formaliserait plus ce que j'interprète en te lisant. Continue à écrire, à lire, à étudier le langage, bref
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