LOUHAN - Chapitres 5 : Prélis / 6 : Sodo en do majeur
5 / Prélis
On est quand même bien, avec cette chose de chair qui nous pendouille entre les jambes – notre alliée des bons comme des mauvais jours. On est mieux encore quand elle ne pendouille pas ! même si cela peut aussi être perturbant... quand on ne sait pas quoi en faire. On a bien des moyens d'arranger cela, mais c'est plus un soulagement qu'une réelle satisfaction – du moins, à partir du moment où tu as une vie sexuelle. Avant, ben tout est bon ! et, même si précisément l'on se stimule sur autre chose que la solitude charnelle, on s'en satisfait, d'autant plus qu'on le fait souvent... voire très souvent.
Mais la grande révolution, c'est quand on est (enfin !) en présence d'un autre sexe ! Pour lui-même, bien sûr, mais bien plus encore – comme ce que j'ai dit pour les sex toys – parce qu'il y a un mec autour ! Cet identique centre de gravité devient alors une formidable force d'attraction. Comme beaucoup, pour moi, c'est plus le gars le centre d'attraction. On cherche d'abord un partenaire sentimental, un compagnon de vie, pour avoir ensemble de bons moments, et se soutenir dans les mauvais. Quelqu'un qu'on peut aimer ! Ça n'est pas ce qui est le plus dur, car on tombe vite amoureux – c'est mon cas – en se faisant souvent des films et surinterprétant ce qui est le plus souvent banal, anodin. On est sûr que... mais on se trompe. Pas grave, car le rêve est indispensable pour tenir, en attendant que ça soit vrai. Et ça peut être long... très long même.
J'ai la chance de ne pas avoir trop eu à galérer de ce côté, depuis mes 16 ans. Trois copains, dont deux des amours de vacances – même si le premier fut un grand amour ! On ne s'est pas séparé fâchés, mais sachant qu'on avait trop de différences pour trouver une harmonie de vie. Trop jeunes encore pour vivre ensemble, et trop loin pour maintenir une relation. Je n'ai plus de nouvelles aujourd'hui. Abdoulaye a tourné la page, je suppose. Pas moi, car j'ai toujours des sentiments pour ce garçon très attachant ; mais lui en donner ne l'aiderait pas à avancer dans sa vie déjà très compliquée, vu son environnement où il ne fait pas bon être gay. « Tu n'imagines pas tout ce que j'entends... » m'a-t-il dit une fois, les larmes aux yeux. En effet, on ne l'imagine pas, et nombre de jeunes gays ne le veulent pas, par idéologie.
Ma troisième relation fut différente, moins intense que la première, mais plus apaisée sur la durée – avec de la durée, déjà. Pour être honnête, j'adorais le joli Lucas, mais essentiellement au lit (et dans plein d'autres endroits). Dans la vie, on n'avait pas plus que cela de choses à se dire. Moi j'aime l'art et lui la mode. Tout est dit. Mais on a vécu très agréablement ! Il m'a trompé une fois, avec un mec plus âgé. Séparation. Il est revenu un peu plus tard et je l'ai repris direct car j'étais accro à sa peau. Il était toujours partant pour du sexe, et l'on s'est payé pas mal de bon temps, sans se prendre la tête. Il est devenu étudiant à 150 km et la distance physique a fait son œuvre. Plus de nouvelles non plus. Je suppose qu'il m'a vite remplacé. Tous mes vœux au remplaçant !
Heureusement pour moi, j'ai là bel et bien un garçon devant moi, qui me regarde, me dévorant même avec des yeux aussi gourmands que sa bouche, sa langue se passant souvent sur les lèvres. Ce garçon, je sais surtout que c'est un garçon, sans en avoir beaucoup plus d'informations. Je connais son prénom : Louhan (lou-ane), et son métier : déménageur. Et c'est tout. Fait-il ça à plein temps, ou juste en dépannage ? A-t-il une autre activité ? (à part le sexe...) Quelles sont ses aspirations, ses ambitions ? Tu trouves peut-être bizarre que je penses à ça, alors que je suis nu à me dandiner pour le chauffer au max. Mais c'est d'abord un être vivant ! et donc avec une vie, à lui. Et tout ce qui le concerne m'intéresse, forcément. Je le connais que de vue, et c'est un plaisir pour les yeux ! Je le connais aussi d'un baiser, c'est vrai, car il m'a roulé une pelle de vrai travailleur qui n'a pas peur de l'effort, et ça m'a totalement chamboulé. Strike ! Il y a eu enfin contact entre ma main et son sexe – tout de même ! –, mais avec un jean entre, ce qui n'a pas empêché de me faire sentir son excitation... mais m'empêchant d'en apprécier la douceur de la peau tendue, et la chaleur, et le vivant – toujours le vivant.
Lui, en sait plus sur moi. Mon nom, mon domicile, mon activité, mon corps. Je me sens un peu ridicule, dans cette situation – heureusement que personne d'autre que lui me voit –, mais ça n'est pas ça qui va m'arrêter ! car c'est comme ça qu'il a voulu que ça se passe. C'est lui le mec, pas de discussion. Ça me va bien comme ça. Mon côté bottom est depuis trop longtemps en sommeil. Là, je suis en total lâcher prise... et c'est déjà très agréable. « Comme tu voudras mon chéri. Tout ce que tu voudras. » N'empêche, c'est super reposant ! de se reposer sur un mâle, un beau mâle, jeune et fort. Je ne sais pas son âge, mais il est un peu plus âgé que moi je pense. Je dirai deux ans, trois maxi – soit 21 / 22. C'est bien. Faut qu'il ait un peu d'ascendant naturel. Il est pas mal costaud aussi, ce qui n'est pas mon cas. C'est pas une grosse musculature comme ceux qui vont à la salle, en loisir, mais comme ceux qui travaillent, naturellement. Sa force, il s'en sert tous les jours ! Il gagne sa vie avec – le respect, aussi. Ça me fascine, les gens qui gagnent leur vie – rien que l'expression, déjà. Ce n'est pas mon cas non plus. Cela viendra peut-être, avec mon art, mais c'est pas gagné...
C'est donc bien un garçon, en chair et en chair, durcie de désir, et c'est ça qui est bien. Et c'est ça que je veux ! Et ce qu'il veut aussi... Certains trouveront ça banal, alors que c'est juste extraordinaire ! De fait, je réalise pas trop. Ce qui ne m'empêche pas de profiter pleinement de la situation. Dans un mouvement lent, je me suis rapproché, et suis venu m'assoir sur ses cuisses. Elles étaient écartées, si bien que mes fesses étaient dans le vide. Pas pour longtemps. Alors que je me suis penché pour l'embrasser, sa main a plongé pour les caresser. Tiens, c'est sa main gauche... et donc il est gaucher. Tu sais que les petites particularités m'excitent, et ce fut le cas. Le fait d'être nu contre lui habillé augmenta également ma jubilation, parce que toute ma peau ressentait au mieux le contact avec lui. Peau contre peau, c'est autre chose ; là il y avait une différence, et toutes les différences sont bonnes à prendre – surtout entre semblables... Tout en s'embrassant, j'ondulais contre lui, profitant égoïstement de l'effet en secret. Note bien que, de son côté, il appréciait pareillement cette disparité. Ma nudité était le signe évident de mon total abandon à lui, en toute confiance. Il pouvait tout oser, tout se permettre. Et c'est bien ce qu'il fit...
On s'est longuement mélangé nos langues, langoureusement, tandis que sa main de maître affirmait sa prise de possession de mon intimité. Et je l'ai vu porter son majeur à la bouche... Je n'osai comprendre. Mais, alors qu'il allait faire ce que tu imagines, il se ravisa et, avec un sourire presque cruel, il me le donna à sucer, à mouiller, pour enfin le porter là où il allait faire son petit effet... en préparation d'un plus grand !
Il prenait ce que j'avais à lui offrir, et j'étais aux anges que ça lui plaise. Or des anges au septième ciel, il n'y a qu'un coup d'aile... et des battements de cœur.
Il s'est levé, en me maintenant contre lui – ce qui montre sa force ! ce que j'ai apprécié – et m'a déposé sur le lit. Là, se couchant d'abord contre moi, il m'a longuement choyé, gâté, avec ses mains, sa bouche (lèvres et langue) et tout son corps entier, m'entourant généreusement de sa pressante présence. Je n'avais qu'à le laisser faire et me laisser en profiter, tout à loisir de son habileté experte. J'aime bien les gars qui savent s'y prendre. Je vois ça, des fois, sur les réseaux, des témoignages de filles qui encensent leur mec qui les fait jouir un max. Je ne sais pas si je saurais... En fait, je suis sûr que non ! Mis à part le fait que la simple vue d'une vulve me fasse détourner le regard, j'ai l'impression que la jouissance féminine est une mécanique assez compliquée, et je ne suis pas vraiment bricoleur, étant plutôt maladroit, en général. Bon, si j'avais eu la malchance de naître hétéro, j'imagine que j'aurai été motivé. Du reste, en tant que top avec deux ex, je n'ai pas eu de plaintes et l'entente au lit fut toujours bonne.
Mais tu vois, sentir un homme qui kiffe grave ton corps et qui s'en délecte – en particulier un point précis, en préparation au plat de résistance – c'est une sensation d'un immense bien-être... Le ressenti physique, bien sûr, car c'est un effet très stimulant, mais aussi mental, avec la manifestation de son désir pour toi, pour cette enveloppe charnelle qui t'es propre et n'appartient qu'à toi. Moi, je me trouve plein de défauts ! et me plais parfois à m'imaginer plus ceci, ou moins cela. C'est le cas de tout le monde, je pense. Heureusement que les autres nous voient différemment... Bien sûr, je n'ignore que c'est plus facile pour certains d'être désiré, et plus compliqué pour d'autres. C'est là une grande injustice ! même si ce terme n'est pas approprié, car la justice n'existe pas sur Terre, jamais, parce que c'est une notion très vague et très variée, selon le ressenti de chacun. Moi en tout cas, je suis heureux (comme je l'ai souvent dit) d'être sensible, touché, charmé, par ce que la plupart considèrent comme des défauts (physiques) et qui sont d'abord des particularités, et que le particulier est intéressant.
Toujours est-il que – sans que je puisse trop t'expliquer vraiment l'enchaînement, étant comme ivre de ses degrés de séduction, et d'attraction, et de résolution –, je me suis retrouvé à un moment les jambes en l'air et les cuisses écartées, avec un mec au milieu, au dessus, en dedans. Et là, il n'y a plus rien à dire...
6 / Sodo en do majeur
Il m'a ken comme si j'étais une fille, c'était très net, et ça m'a fait bizarre. Un peu dérangeant au début, mais j'ai bien aimé finalement – sans avoir jamais eut le moindre penchant trans. C'était agréable pour le surcroît de masculinité ressentie de lui. J'en étais le complément naturel, et c'était dans l'ordre des choses.
Il pratiquait l'alternance, avec d'abord une séquence lente mais appuyée, dans un ample mouvement des hanches, ressortant presque... pour s'engouffrer à nouveau tout du long ! tout du plein, chaloupant, à la godille, avec une intensité mesurée, calculée, me portant à calmement accorder mes sensations à son rythme amoroso[amoureux], ayant tout le loisir d'apprécier délicieusement toute l'ampleur de son membre viril, bercé par son mouvement de balancier, retenu, mais néanmoins résolu, pesant.
Et puis, en quelques coups de reins d'un allant crescendo[en croissant], il enchaînait sur une séquence furioso ![furieuse] où le coït devient brutal, sans la moindre nuance ni précaution, m'assommant de l'intérieur par son implacable pilonnage, sans pitié pour ma fragilité à encaisser une telle charge, me prenant à la gorge d'une main ferme, ou, étant retourné, me tirant la tête en arrière en ayant empoigné mes cheveux, comme la crinière de sa monture poussée au grand galop !
Il revenait ensuite à un tempo dolce[doux], à la tiédeur apaisante, après l'irradiante frénésie. Et là, comme si de rien n'était, il me demande gentiment : « Tout va bien bébé ? » Je passe sur le « bébé » qu'il devait dire à tout le monde – y compris à des filles ? – et ai répondu d’une voix légèrement étranglée : « ... » En fait, je ne sais plus du tout ce que j'ai pu répondre, étant bien incapable de dire si ça allait ou pas, tant j'étais chamboulé ; cul par dessus tête, en quelque sorte. Éprouvant, mais tellement intense !
Il m'a attrapé par les bras pour me relever et me mettre debout. Puis il m'a plaqué au mur et m'a re-pénétré direct, y allant de manière assez cavalière, sans prendre garde au pantin désarticulé qui encaissait en geignant et fléchissant des jambes. Mais j'étais soutenu par sa force, et s'il y a bien quelque chose qui n'allait pas mollir ici, c'était elle. Voilà un homme, solide, aux muscles visibles, seyants et saillants, en pleine action. Ma marge de manœuvre était nulle. Lui seul dirigeait les opérations, mais avec une autorité affectueuse. Il était pas un Maître dominateur, mais juste un mec, à 100%.
Faut s'adapter. À lui, aux circonstances. C'est cela l'harmonie : chant, contre-chant. Chacun dans son registre, chacun ses instruments. Il compose au fur et à mesure, dans une improvisation très orchestrée, avec maestria et brio. Je suis l'instrument de son trépidant rythme viril, me rendant presque féminin, comme un violoncelle entrant en résonance aux mouvements de son archet, aux glissandos [glissements] allant du grave profond à l’aiguë cristallin, passant du marcato [très marqué] incisif au légato [lié] doucereux...
L'intensité du plaisir fut telle que je ne me suis même pas rendu compte avoir éjaculé, rien que par la stimulation interne. C'est passé crème dans le flot débordant du plaisir, lié à son allant me chamboulant totalement, en profondeur. Je ne saurais te dire combien de temps cela dura. J'avais le cul en l'air et la tête dans l'oreiller, avec une main qui m'y enfonçait, lorsqu'il porta l'estocade en grognant. J'ai regretté de ne pas sentir sa semence se répandre en moi – préservatif oblige... Vivement qu'on n'en mette plus. Vivement que je l'ai en bouche, aussi, et que je connaisse le goût le plus intime de cet homme entré dans ma vie et mon corps en conquérant. Et ça prend de la place ! dans les deux cas...
Tu me croiras si tu voudras, mais je n'avais toujours pas vraiment fait connaissance avec son sexe... Après m'avoir bien cajolé et dorloté – y compris en suçant le mien –, il m'avait pénétré, tout simplement. Il était même resté habillé ! n'ayant fait qu'ouvrir son jean. Il enlèvera néanmoins le haut, puis le bas, au cours des ébats. Il n'a fait aucune pause dans le coït, comme cela se fait, en alternant avec un temps de fellation. Je n'ai donc pas eu le privilège de voir et toucher ce qu'il a entre les jambes et qui fait de lui un être particulièrement attirant – par rapport aux filles, aux plantes vertes et aux poissons rouges. Comme disait Boris Vian : « La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme, quand on a la déveine de ne pas être pédéraste. » Dieu merci, j'ai la chance d'être pédé ! et donc sensible à tout ce qui concerne les garçons, les gars, les types, les pelos, les bougs, les mecs, les hommes.
Il m'a encore câliné après, me chuchotant des mots doux et m'entourant de caresses, comme si j'étais une chose précieuse à laquelle il tenait par dessus tout. Quelle sensation ! C'est juste un miracle, rien de moins. J'en étais sans voix, et me suis contenté de sourire, probablement bêtement, mais il ne l'a pas vu comme ça, écrasant ses lèvres sur les miennes qui s'ouvrirent à sa langue.
Et voilà : j'avais un homme dans ma vie, et je me disais que ça allait être merveilleux... Seulement, le coup du Prince charmant, c'est du rêve pour petites filles (ou tapettes). Il s'est ensuite relevé rapidement et rhabillé dans la foulée. J'étais surpris et lui ai demandé :
– Mais qu'est-ce que tu fais ?
– Déso mais il faut que j'y aille...– Déjà ? Mais tu peux pas rester un peu ?
– Écoute, je t'avais dit qu'on avait 2 heures...
– J'sais pas quelle heure il est, mais bon, moi j'ai envie que tu restes...
– Impossible. Je dois rentrer chez moi.
– Mais pourquoi ?
– Parce que c'est l'heure où je suis censé rentrer du boulot.
– Et alors, si t'es en retard, ta mère va te gronder ?
– Pas ma mère, mdr, ma meuf.
– Ta meuf !?
– Ben oui, je vis avec une meuf. Et alors ?
J'étais sonné. Mon mec vit avec une meuf... (et ce n'est pas moi). Il m'a pas laissé le temps de réagir.
– Écoute, c'est comme ça : je suis bi, et je suis maqué avec une fille. Elle sait rien de mon goût pour les mignons dans ton genre, et je préfère que ça reste comme ça. T'inquiète : on va se revoir ! Ton cul est trop fait pour ma queue d'toute façon. Aller, Octave, t'es un grand garçon : la vie est comme elle est. Bon, je file. Je te rappelle... Dans pas longtemps. Promis.
Et là il s'est penché sur moi, m'a embrassé sur les lèvres tout en me mettant une main au paquet. Et puis s'est relevé, m'a regardé en souriant : « Juré, j'ai pas ken un petit BG comme toi depuis j'sais plus combien de temps... C'était Gucci. »
Et il est parti d'un pas pressé. La portière de sa voiture a claqué et a démarré alors que je venais d'aller à la fenêtre. Je ne l'ai pas vu, et ne sais pas s'il a regardé vers ici avant de monter. J'aimerai que oui... mais je pense que non. Bon, je suis pas spécialement romantique et tout ça, mais quand même, là c'était le sauna : l'eau glacée après la grosse chaleur.
Et c'est alors que j'ai vu qu'il avait laissé sa capote sur une table... Il a dû oublier de la jeter. Ou alors il l'a fait exprès. Oserai-je dire : comme pourboire !? Il y a fait un nœud, pour pas que ça coule – alors qu'il faut qu'elle soit ouverte, avant de la jeter ; tout le monde sait ça. Je l'ai prise et l'ai regardé de près, avec fascination pour ce qu'elle contenait, et admiration pour celui qui l'avait produit. Il avait bien juté ! le salaud... Non, ce n'est pas un salaud, et il a eu raison de pas me parler de sa meuf avant. Ça m'aurait gâché le plaisir. Je l'ai soulevée et portée à mes lèvres. Le sperme était encore tiède... Quelle émotion ! J'ai tout de suite voulu le sentir – au moins, ça, je pouvais. J'ai galéré sur le nœud et ai réglé le problème avec une paire de ciseaux. Et là, j'ai pu humer le nectar viril... Ça sentait bien le sperme, mais ça sentait surtout le sperme de mon amant ! Celui qui venait de me baiser ! et qui avait éjaculé alors que sa teube était bien plantée dans mon cul – mon cul qui l'avait fait jouir ! et qu'il avait fait jouir...
Mon amant... pas mon mec. Parce qu'il est le mec d'une meuf. Je suis sûr qu'elle est moche en plus. T'as pas remarqué ? Souvent les BG sont avec des moches. Tant mieux pour elles ! mais bon. S'il faut être une fille pas canon pour se faire soulever par un mec attrayant, c'est trop cher payer ; je passe mon tour. Encore que j'aimerai bien savoir comment c'est la jouissance féminine. Elle est moins facile à obtenir que la nôtre, mais il paraît qu'elle est bien plus forte ! Ça fait rêver...
Ce qui fait moins rêver, c'est d'imaginer le mec dont je suis amoureux en train de faire des trucs avec l'autre. Même simplement lui sourire, ça m'énerve. Je le dis souvent aussi : chacun est libre ! et personne n’appartient à personne. Rien à rajouter... sauf que c'est de la théorie. En pratique, c'est plus tendu. En plus, je peux rien dire, car une meuf, c'est hors sujet. S'il allait rejoindre un mec, je pourrais râler, mais pas là. N'empêche que je l'ai mauvaise et que je sens que je vais être vénère assez longtemps. Les mecs sont ce qu'ils sont, et je me prépare au pire. Et le pire, c'est qu'il ne me calcule plus. Il est même bien capable de me bloquer ce con.
Et c'est là que j'ai eu la notif d'un message. Un message de lui...
À suivre...
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